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St. Brevin

Français

C’est une longue plage d’une aimable et inoffensive banalité.

Allongée entre les dunes et les vagues, elle adapte sa taille aux humeurs de l’océan, sans autre ambition que de permettre aux vacanciers de bénéficiers des unes ou des autres, de partager l’espace, la lumière et le vent.

Née au sud de l’estuaire de la Loire elle s’étire vers les dernières marches de la Bretagne, ouvrant la voie vers les côtes vendéennes.

Le matin elle accueille les sportifs en quête de récupération physique, les promeneurs de chiens, les cavaliers et même quelques cyclistes égarés. Tout ce petit monde marche, coure, pédale, trotte et transpire sous le regard désabusé de mouettes impassibles.

L’après-midi, on y trouve le grand rassemblement des familles estivales. Elle devient le théâtre de jeux, de baignades, de rêveries, de lectures, de disputes, de goûter et de parties de pétanques rapidement ensablées. Les baigneurs, les surfeurs, les véliplanchistes et autres promeneurs ou lecteurs y cohabitent en bonne intelligence.

Les enfants y construisent des châteaux et des forteresses imprenables, dont la durée de vie dépasse rarement le temps d’une marée.

Des cerfs-volants planent majestueusement au-dessus des vacanciers ou, rétifs, s’agitent dans de vaines tentatives d’envols.

A la tombée du jour, les lumières océanes font surgir des palettes de nuances à rendre fou les peintres.

Elle s’accommode des saisons, du temps qui passe, du vent qui la caresse ou la brutalise, des vas-et-viens des marées et des colères de la houle.

Elle porte toutes les traces de pas : petits-enfants émerveillés, promeneurs pensifs, coureurs au bord de l’apoplexie, grands-parents en partance.

J’y cherche parfois les pas de mes parents.

English

It’s a long beach, nice and inoffensive in its banality.

Stretching between dunes and waves, it adapts its size according to the ocean, without any other ambition than to allow beachgoers to profit from one or the other, to share space, light, and wind.

Starting at the south of the Loire estuary, it runs until the end of Britany, opening up into the Vendée coast.

In the morning it welcomes sporting types looking to get in shape, dog walkers, horse riders, and the odd lost cyclist. All of whom do their thing under the vigilant eye of immovable seagulls.

In the afternoon, you’ll find holidaying families everywhere. The beach becomes a theater for games, baths, daydreams, lectures, arguments, snacks, and games of pétanques. Everyone finds their own space.

Kids build unassailable castles and fortresses, until the next tide arrives.

Kites fly majestically above or strain to find their way into the sky.

At the end of the day, the ocean lights bring nuanced palettes that drive painters wild.

The beach accommodates the seasons, the time, the wind, the tides, or the swell.

All over it are traces of steps: kids, daydreamers, runners, grand parents. Sometimes I look for the steps left by my parents.

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